Quoi de neuf (2)

Les antiprotéases ("trithérapie")

Congrès, données actuelles :

Le problème : Avant l'arrivée des antiprotéases (1996), l'amélioration de la survie des patients était surtout la conséquence de la meilleure prise en charge des infections dites opportunistes(CMV, tuberculose, pneumocystose...). Les antiviraux alors disponibles, certes non dénués d'efficacité, montraient rapidement leurs limites avec des gains d'immunité faibles.

Réponse : Découverte des antiprotéases qui, associées aux précédents antirétroviraux, en général 2 (d'où le terme souvent utilisé de "trithérapie"), ont enfin permis de remonter nettement l'immunité des patients porteurs du HIV et souvent l'état général des patients avancés dans la maladie. L'efficacité semble se prolonger assez longtemps d'après les dernières informations (18 mois de recul); très probable augmentation de la survie globale. Le meilleur témoin de l'efficacité de ces traitements est la diminution spectaculaire des hospitalisations de patients HIV (pour infection) ce qui rembourse en faît le coût du traitement. Quelques réserves: près de 25% des patients semblent ne pas répondre à ces traitements, ce qui est énorme; thérapeutique chère non accessible aux pays sous-développés; nécessité de prise à des horaires astreignants de nombreux comprimés, à vie ???.

Conclusion : Grande avancée dans le traitement du HIV à moyen terme, mais efficacité à long terme non connue, non accessible à la majorité de la planète et résistance initiale de nombreux patients


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